En voyage, on apprend vite que tout ne se règle pas avec ce que l’on a prévu dans sa trousse de toilette. Le soleil, la mer, la fatigue, les heures passées dehors… le corps s’exprime autrement. Et c’est souvent sur place, au détour d’une rencontre, que l’on découvre des solutions simples, justes, évidentes.

Cette astuce, je l’ai apprise en débutant le surf sur l’île de Siargao, aux Philippines. Une île découverte presque par hasard, entourée de spots de surf mythiques, dont la célèbre vague Cloud 9. Là-bas, le rythme est donné par les marées, les rendez-vous se prennent à l’aube, et les journées se vivent dehors, longtemps, intensément.

Malgré une protection solaire rigoureuse, ma peau claire n’a pas résisté à plusieurs heures passées sur l’eau, allongée sur une planche, sous un soleil tropical renforcé par la réverbération. En rentrant du surf, mes jambes ont commencé à brûler, à chauffer, à rougir franchement. Eau fraîche, ventilateur… rien n’y faisait vraiment.

C’est notre logeuse qui m’a donné la solution, comme une évidence locale : appliquer du lait de coco frais sur les coups de soleil.

Pourquoi ça fonctionne

Le lait de coco agit à deux niveaux très simples. Utilisé bien froid, il apaise immédiatement la sensation de brûlure et fait baisser la chaleur de la peau. Naturellement riche en acides gras, il nourrit la peau agressée, limite la déshydratation et aide à retrouver du confort. Ce n’est pas un remède médical, mais un soin de soulagement efficace, particulièrement précieux quand on est loin de tout.

Comment faire en voyage

  • Acheter du lait de coco frais (le plus simple possible, sans additifs).
  • Le verser dans un flacon ou un pulvérisateur.
  • Le placer au frais.
  • Appliquer sur la peau toutes les 20 minutes en cas de forte sensation de chaleur.

L’effet est rapide : la douleur s’apaise, la peau se détend. Le lendemain, plus de brûlure. Deux jours plus tard, plus de rougeurs. Et dans mon cas, aucune desquamation.

Depuis, le lait de coco fait partie de ma trousse de voyage. Je l’utilise aussi comme lait corporel, simplement. Parce qu’il est facile à trouver, naturel, et qu’il me rappelle ce moment précis, cette île, cette manière différente de prendre soin de soi.

Cette astuce va au-delà d’un simple soin après-soleil. Elle raconte une autre façon de voyager : observer, écouter, recevoir, accepter de ne pas tout maîtriser et faire confiance aux savoirs locaux. Ces gestes simples, souvent transmis sans bruit, laissent une empreinte durable. Sur la peau, parfois. Mais surtout dans la mémoire.

Si vous avez vous aussi des astuces naturelles apprises en voyage, partagées par un habitant, un hôte, un compagnon de route, racontez-les. Ce sont souvent ces petits savoirs discrets qui rendent le voyage plus riche, plus humain, et qui nous accompagnent bien après le retour.

Caroline BALY

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