Nous étions partis avec l’idée de voyager léger. Pas dans le discours, dans les faits. Sacs réduits, objets choisis, peu de produits. Très vite, sur la route en Thaïlande, au Cambodge puis au Laos, une évidence s’est imposée : même ce que nous avions jugé indispensable ne l’était pas toujours. Le voyage affine le regard. On garde ce qui fonctionne vraiment, on élimine le reste. Pas par posture écologique, mais par bon sens. Et parfois, les deux se rejoignent.
Le déclic est venu au moment de finir un tube de déodorant. La peau réagissait mal, l’application quotidienne devenait désagréable, et racheter un produit identique n’avait aucun sens. En voyage, on observe ce qu’on a sous la main. On cherche des solutions simples, refaisables partout. Fabriquer notre propre déodorant est devenu une suite logique. Moins d’emballage, moins d’irritation, un objet de moins à acheter sans cesse.
Après quelques essais, la formule s’est stabilisée. Elle tient dans un flacon à bille vide, se prépare en quelques minutes et se refait facilement dès que nécessaire.
Ce qu’il faut
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Un flacon de déodorant à bille vide
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De l’huile de coco
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Du bicarbonate de soude
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Optionnel : quelques gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée
La préparation
Remplir le flacon avec de l’huile de coco. Ajouter environ deux cuillères à café de bicarbonate de soude. Refermer puis secouer. C’est prêt.
La menthe poivrée apporte un parfum frais et une action antibactérienne. Nous en mettons parfois, parfois non, notamment lorsque nous voyageons avec des plus jeunes. La base seule fonctionne déjà très bien.
Ce déodorant se refait facilement, ne prend presque pas de place, ne dépend d’aucune marque ni d’aucun pays. C’est exactement ce que nous recherchions : une solution simple, autonome, transportable. Pas une démarche radicale, juste un ajustement de plus vers quelque chose de plus cohérent avec notre manière de voyager. Au fil des kilomètres, ce sont souvent ces micro-décisions qui changent vraiment la façon dont on vit sur la route.





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